Créée en 1970 et reconnue d’utilité publique, la Fondation Claude Pompidou accompagne grâce à ses bénévoles et à ses établissements, les personnes fragilisées par la maladie, le handicap et le grand âge.

Témoignages

Professeur Jacques Domergue

Directeur général de l’Institut du Cancer de Montpellier dans lequel des bénévoles de la Fondation interviennent régulièrement.

"Les bénévoles ont toujours été très bien accueillis dans une structure comme la nôtre. Aujourd’hui les métiers hospitaliers sont de plus en plus technicisés et l’on n’accorde pas assez de temps aux malades. Les soignants ont besoin d’avoir à côté d’eux des bénévoles, ces personnes qui ont un peu plus de temps, qui parlent le langage des patients et qui sont là pour rassurer, réconforter, expliquer ou traduire leurs interrogations. C’est le rôle très important des bénévoles. Quand vous êtes malade, vous avez besoin d’avoir quelqu’un à côte de vous, de plus en plus de patients sont confrontés à la solitude et à l’isolement.

Avoir un bénévole qui passe, qui discute avec vous, d’un livre, d’un film, c’est très important pour eux."

Myrtille C.

Bénévole en gériatrie

"Même si j’en reviens parfois douloureuse, je vais chaque semaine à Charles Foix avec joie. Le mot est pesé. Ce que j’y trouve de richesse n’existe pas ailleurs. Il est faux de dire que le vieillard est acariâtre, il est la continuation de ce qu’il a été sa vie durant. Lorsqu’il critique, il a souvent de bonnes raisons, lorsqu’il refuse le contact, c’est qu’il est souvent désespéré. Dans la grande majorité des cas, il est accueillant. Celui qui va vers lui, qui parle avec lui, qui rit avec lui ou qui n’établit que des liens de regard, de toucher ou de sourire est mille fois récompensé. Là-bas, je suis la dame du mercredi – il y a celle du lundi qui est si gaie, celle du vendredi qui est si douce, le monsieur du jeudi qui parle si bien aux dames, l’étudiante du samedi dont la jeunesse les émerveille. Je suis restée seule pendant cinq mois, puis ils sont venus un à un me rejoindre. Ils étaient pleins d’incertitude, de circonspection… « Ah, les vieux, je ne suis pas sûre que ça me convienne » et ils sont restés.

J’ai parlé de ma joie mais pas de ma révolte, deux locataires que j’abrite sous le même toit, ce qui n’est pas de tout repos. Je tempère au mieux ma révolte tout en me réjouissant qu‘elle soit toujours présente en moi. Il m’arrive d’avoir peur de la perdre, de m’habituer, de trouver normal ce qui m’a semblé intolérable. Quant à ma joie, elle est faite de rides, de vieilles histoires, de démarches titubantes, de conversations souvent incohérentes, de sourires furtifs, de petites complicités. Je partage à l’Hôpital Charles Foix le dernier épisode de l’aventure de l’homme, ce chapitre vieillesse, dément ou sage, toujours tragique et qui nous attend tous. C’est la vie, celle des autres, qui me concerne aussi."

Professeur François Beaufils

Chef du service de réanimation pédiatrique de l'Hôpital Robert Debré

"... Il y a une grande souffrance dans nos services, une grande souffrance physique malgré nos médications et une grande souffrance morale malgré nos efforts, ceux des soignants et des parents notamment, pour dispenser aux enfants autant de tendresse que de soins médicaux. Je vous ressens à une place stratégique... Vous êtes simplement là pour eux, de manière gratuite et - sans que nous puissions en mesurer l'importance - ils vous reçoivent..."

Monsieur V.

Père de deux jeunes filles handicapées

"Vous avez su regarder nos enfants comme des enfants et quelquefois aussi, et c’est encore plus émouvant pour nous, parents, avec des yeux d’enfants. (…)

Je ne comprenais pas pourquoi, des personnes, dont certaines toujours en activité professionnelle, employaient ce temps, précieux, à d’autres tâches qu’à satisfaire leur propre plaisir individuel. Je n’avais pas encore compris que pour nombre d’entre vous, il ne s’agissait pas de combler un manque, de remplir un vide, bref, de «  passer le temps ». Il m’a fallu un peu de temps pour comprendre en fait que la raison principale de votre présence auprès de nos enfants, auprès de nous, était votre propre plaisir, votre raison d’être, tout simplement.

Vous faîtes vraiment partie de ces gens rencontrés au hasard de la vie qui nous permettent, au-delà du confort matériel que procure votre présence, le temps de « souffler », qui nous donnent l’Espoir, qui nous donne confiance en l’avenir en nous disant que celui-ci n’est pas si moche, qu’il y a des gens, encore et malgré tout, pour qui les mots FRATERNITE, SOLIDARITE ne sont pas que de simples mots mais des socles pour la construction de la société de demain.

Vous savez regarder nos enfants pour ce qu’ils sont et pas pour ce qu’ils auraient dû être aux yeux de trop nombreux de nos contemporains et pour cela, nous vous remercions très chaleureusement de votre engagement à nos côtés. Sans vous cela aurait été si dur.

Merci."

Etablissements et bénévoles

13 Etablissements

10 antennes et 39 lieux d'intervention

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